Il y a une vie après Berlin

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Voilà un titre bien prétentieux voire même racoleur. Il est bel et bien là pour vous appâter mais tend surtout à répondre à une question que l’on a tendance à se poser, après des mois ou des années dans la capitale allemande. En venir à se demander si une vie ailleurs, un retour à la normalité est envisageable et possible, bénéfique et faisable.

Dans quelques jours, cela fera un an que j’ai quitté Neukölln en prenant à la station Hermannstraße, mon dernier S45 Richtung Schönefeld en aller simple, la gorge serrée, deux personnes précieuses et chères serrées contre moi. Un an plus tard, je pense être capable d’avoir assez de recul pour apporter un témoignage objectif quoique tout à fait personnel, sur ce que peut être un retour en France, une sorte de nouvelle expatriation ou simplement un départ d’une ville inspirante et incomparable, dans laquelle on se voit éternellement et à laquelle on pense être finalement lié à vie (ce qui est vrai).

À la lecture de bon nombre de témoignages en ligne, de bouquins, de messages furtifs laissés sur un groupe Facebook consacré aux expatrié·es de retour en France, il y a ça et là tous les ingrédients parfaits pour vriller, finir en PLS et se dire que finalement, un nouvel hiver berlinois ne serait pas si terrible, quitte à remettre toutes ses envies en question. À trop écouter et lire ce qui est arrivé aux autres, on peut facilement tomber dans l’incertitude et finalement se dire que tout cela serait trop compliqué. Partir n’est pas une décision facile et revenir s’installer en France est une épreuve. Une épreuve pas insurmontable et qui vaut le coup d’être abordée si on en ressent le besoin ou l’envie.

Mon départ et mon retour sont deux expériences tout à fait personnelles et en aucun cas une promesse envers qui que ce soit que tout se passera comme je l’ai vécu. Cependant, il est important, pour ceux que ça concerne ou non, de dire que tout peut bien se passer. Envisager cela peut déjà constituer un premier ingrédient pour que tout se passe pour le mieux. Et de tous les témoignages lus ici et là, le mien s’annonce déjà comme hors norme, mais sûrement pas hors réalité.

Le premier ingrédient d’un bon retour en France et sans le doute le plus décisif est de savoir si quitter Berlin est une décision réfléchie et voulue ou une décision contrainte par des impératifs personnels ou professionnels.

Dans le deuxième cas, cela se passera sûrement mal. Désolé de le dire ainsi. Quitter Berlin alors qu’on a encore tout à y vivre est cruel et amer. S’installer dans la meilleure ville du monde juste après adoucira peut-être ce sentiment mais n’apaisera pas la peine d’avoir quittté Berlin sans en vivre la pleine mesure. Réussir à quitter Berlin comme il le faut, c’est avant tout estimer que son histoire avec Berlin est bouclée. Pas céder à un simple énième coup de colère face à une météo difficile ou un apprentissage douloureux de la langue allemande, non, estimer que la boucle est bouclée, même si on n’a pas fait le tour de cette ville et qu’une vie ne suffirait pas à connaître toutes les stations du Ringbahn et où elles mènent. J’entends déjà d’ici les plus contradicteurs·trices d’entre vous s’écrier que non, on ne peut jamais terminer son histoire avec cette ville, que comme pour Paris, on ne connaît jamais réellement Berlin. Pas tout à fait. Oui, quitter Berlin après 9 ans dans mon cas, ou même parfois quelques semaines pour d’autres, ne se fait pas sans douleur. Cette ville si folle dans laquelle on s’immerge et s’identifie totalement ne nous quitte d’ailleurs jamais. Un an après être parti, Berlin fait partie de moi et constitue pleinement mon identité. Je suis Berlinois au plus profond de moi (et j’ai même envie d’ouvrir ma gueule comme un bon Berlinois dans des situations où le Français en toi te dit de ne pas t’en mêler). Cette ville, cette culture est en soi lorsque l’on part et c’est quelque chose que l’on imagine pas forcément en pensant au pire avant le départ . J’associe mon histoire personnelle avec Berlin à une histoire d’amour qui s’est finalement bien achevée, avec une rupture douce, sans éclat, sans que la rancœur ne prenne le dessus sur l’affection éternelle. C’est un autre facteur déterminant : partir quand il est temps et ne pas attendre que la situation soit telle que Berlin, comme une relation amoureuse, devienne un enfer que l’on quitte avec soulagement. Si c’est le cas et ça peut arriver, le départ se fera aussi sans regarder en arrière et certains fonctionneront mieux comme ça.

En soi, je ne souhaite à personne de quitter Berlin

 

Partir en bon terme m’a permis de profiter des derniers temps de la relation avec cette ville également. Profiter de tout ce qui peut être vécu et apprécier Berlin en tant que personne à qui vous ne tournerez pas le dos.

Quitter Berlin a sans doute été ma meilleure décision depuis celle qui m’avait poussé à m’y installer. Entre temps, 9 années de vie incroyable, un enrichissement personnel et spirituel intense (mais pas d’enrichissement bancaire), des découvertes, un gain d’ouverture d’esprit hors norme et à un moment donné, un jour où l’on ne se reconnaît plus dans cette vi(ll)e, où notre regard change, où l’on s’est vu vieillir et où l’on constate que cette histoire d’amour s’est essoufflée. Celle qui était la femme de votre vie, la ville de votre vie ne l’est plus à vos yeux et vous brûlez d’amour pour une autre ville pour différentes raisons.

Alors en quittant Berlin ou en pensant le faire, il est important avant toute chose de trouver les réelles motivations, ne pas se tromper de raison et être sûr·e que cette décision est la meilleure chose pour soi. Il m’a été difficile au moment d’expliquer pourquoi je quittais Berlin, de faire comprendre à bon nombre de personnes mes réelles motivations. Pour certains, je partais inévitablement car je n’aimais plus Berlin. Faux. Je partais parce que je détestais cette ville. Tout faux. Mon attachement pour cette ville est réel et intact, même de loin, et je le vis au quotidien en ne sachant finalement pas clore le Petit lexique berlinois, ce qui en est la meilleure preuve.

Partir donc, implique logiquement d’arriver quelque part. Justement, c’est un peu le sens de ce texte que je veux positif et objectif. Notons que partir d’un endroit permet d’en prendre la juste valeur alors que l’on s’est un peu perdu dans le train-train quotidien de l’ennui. Depuis mon retour en France, je suis le meilleur ambassadeur de Berlin auprès de quiconque m’en parle, comme j’ai été le plus grand catalogue touristique de Marseille pendant mes années d’éloignement de la cité phocéenne. N’y voyez là aucune allusion à un quelconque regret d’être parti. À vrai dire, 12 mois plus tard, je n’ai ni remord ni regret car je suis parti à temps, avant qu’il ne soit trop tard et je porte désormais dans mon cœur deux chez-moi, là où j’étais il y a un an et là où je suis désormais.

D’un point de vue très concret, qu’est ce qu’implique le retour ?

 

Des difficultés à se réadapter, les complications liées au retour dans un pays que l’on a quitté des années auparavant et qui a évolué sans toi. Un choc culturel. Pas vraiment. Si ça peut rassurer, la France n’a pas tant bougé que ça. Et puis revenir d’années d’expatriations en Allemagne n’est pas non plus comparable à une expatriation au Japon ou en Nouvelle-Zélande où il aurait été plus compliqué de garder un lien avec le bercail. Qu’on se rassure, la télé est le meilleur moyen de se rassurer en constatant que rien n’a bougé et qu’au final, alors que l’on s’épanouissait à l’étranger, on a trop rien raté. La télé, d’ailleurs, qui reste éteinte tant on a pris l’habitude de ne plus la regarder en Allemagne, menacés que nous étions par les courriers de redevance à payer reçues chaque trimestre dans la boîte aux lettres. Le seul choc sera éventuellement d’être parti lorsque l’on vous appelait jeune homme et de revenir alors qu’on vous interpelle désormais en vous disant monsieur. À Berlin, la ville par excellence où l’on ne se voit pas vieillir, le temps passait différemment.

Revenir s’installer en France sans prévoir ce qui pourrait être délicat serait une erreur. Tout n’est pas rose, tout n’est pas noir. Lorsque l’on est prêt, mentalement, à affronter le retour administratif, l’incrédulité des Français vous voyant revenir d’un pays qu’ils idéalisent, tout se passe pour le mieux. Il y aura une première phase de justification systématique aux questionnements. Mais pourquoi être revenu·e en France ?, vous demandera le Français toujours défiant envers son propre pays ? Le manque de soleil convaincra toujours le Marseillais, le besoin de saucisson au quotidien les autres. Le rapprochement vers sa culture, la famille finira de convaincre.

Administrativement, pour être arrivé en plein été, tout s’est finalement bien passé . Premier constat de retour : en France, en juillet août, toute vie s’arrête. Question avancées administratives, on aura connu mieux. Ensuite, il n’est pas négligeable de réaliser, au-delà de ce que peut constituer la paperasse, que vous aurez affaire à des interlocuteurs dont vous comprendrez le moindre traître mot. Après des années à vous sentir bête devant des courriers administratifs allemands incompréhensibles, à faire semblant de comprendre votre interlocuteur au Bürgeramt ou au Job Center, vous vous retrouverez face à quelqu’un que vous comprendrez et qui vous comprendra. Dans votre langue natale, les nuances sont possibles, l’utilisation du mot exact également. Tout cela facilite énormément toutes les démarches et fait finalement des démarches du retour, une formalité pour laquelle vous dépenserez de l’énergie et du temps, mais sans abus non plus. Ce n’est pas la montagne promise. Bon nombre de démarches sont faisables en ligne, un site vous guide dans vos démarches du retour en France, on ne vit plus la situation de celles et ceux qui revenaient il y a 20 ans. Il est en revanche plus que vital de savoir qu’en tant que personne revenant de l’étranger, vous ne rentrerez dans aucune case. Que ce soit pour vos démarches à la CAF ou pour votre déclaration d’impôts, votre cas de figure constitue un cas à part qui n’est pas proposé dans les formulaires. Cela demandera donc quelques explications auprès des organismes concernés. Rien de bien compliqué, juste un peu plus de travail.

Il en va de même auprès de sa famille qui vous voit revenir après des années d’éloignement. Du pain béni, un bonheur intense et une certaine propension à vouloir tout donner pour que tout se passe au mieux. Une erreur car si cassage de gueule il doit y avoir, il doit avoir lieu, de la même manière que vos parents vous ont regardé un jour faire vos premiers pas. C’est naturel et compréhensible, mais mettre des limites avec l’engagement démesuré de votre famille sera aussi un enjeu majeur de votre retour. Votre retour en France sera forcément assimilé à « un retour à la maison » par votre famille. À vous de bien clarifier les choses mais cela amènera des situations délicates, surtout après des années d’éloignement où l’on ne se pose plus de questions et où la famille n’est de visite qu’occasionnellement.

Un retour heureux ne rime pas forcément avec aucune difficulté

 

À l’expatrié·e imprudent·e qui rentre dans son pays, on promet le blues, la déprime, la dépression. C’est LE mal qui frappe celui ou celle qui a vécu loin et qui revient. Soit, je le conçois très bien. Les situations de chacun·e sont différentes. Revenir contraint·e de Berlin dans un patelin, cela peut s’avérer très très dur. Partir à contre-cœur est le facteur premier d’une déprime quasi certaine. D’autant que Berlin apporte tous les ingrédients qui rendent le choix de votre retour encore plus incertain. Le choix de son environnement de retour est donc primordial. J’ai eu la chance de savoir où je revenais et d’être certain de mon choix . Cela aide énormément. Savoir que l’on désire repartir en France sans connaître son point de chute est un vrai problème qui créé l’incertitude, rendant ses projets futurs caduques. Trouver son point de chute, s’y projeter et s’y voir est la pierre angulaire de tout bon retour. La question est de ne pas s’impatienter car une fois la décision de rentrer en France prise, les choses se mettent en place progressivement mais pas immédiatement. En ce qui me concerne, un an après mon retour, je n’ai pas vécu ce blues et je peux affirmer avec certitude que celui-ci ne m’atteindra pas. Pourquoi ? Parce que j’ai entamé, l’esprit tranquille, un nouveau chapitre de ma vie en fermant le précédent, que je suis parti sans y être forcé et qu’après mûre réflexion, j’y ai gagné à de nombreux niveaux. De plus, il est vrai, j’ai rapidement trouvé du boulot, ce qui empêche de gamberger. Il y a dans mon cas une série d’effets positifs qui ont tenu un quelconque blues loin de moi. Là encore, il est nécessaire de bien se questionner pour ne pas se tromper : faire le point sur ce que l’on va perdre et ce que l’on va gagner dans une expérience qui s’apparente à une nouvelle expatriation.

Un retour heureux ne rime pas forcément avec aucune difficulté. À trop bien revenir, on s’imagine que tout s’est passé comme dans un contre de fée. Ce qui est faux car pour une étape de vie aussi importante, il est évident que la route ne sera pas pavée d’or. Il est dans ce cas plus que primordial de se focaliser sur ses objectifs, le positif, et de ne pas baisser les bras à la moindre complication.

Professionnellement, les employeurs auront un peu de mal à prendre la mesure de ce que vous avez vécu et de ce que vous pourriez leur apporter. Personnellement, la peine d’avoir laissé des personnes qui vous sont chères et l’absence de celles-ci vous affecteront réellement. D’autant que votre vie sociale va se dérouler différemment. Les nouvelles rencontres se feront mais plus difficilement. Sans doute une question d’âge car on ne revient pas de la même manière à 25 ou à 35 ans. Mais d’une manière générale, alors qu’en tant qu’expatrié·e, vous avez dépensé tellement d’énergie pour vous inclure socialement, faire des rencontres et ne pas rester isolé·e, la démarche ne sera plus la même en tant que revenant. D’une part parce que vous vous trouvez dans un pays où vous n’avez plus aucune originalité, étant Français en France. Votre seule originalité sera d’avoir vécu près de dix ans dans une ville qui fait rêver, vous le porterez sur vous comme une fierté mais pas comme une évidence pour celle ou celui que vous rencontrez. C’est compliqué car les Français·es sont en règle générale plus ouvert·es mais s’effacent quelque peu lorsque le moment est venu de poser des questions plus personnelles. On réalise alors que ce qui a constitué dix ans de sa vie, dont on est fier·ère et ce qui nous a fait devenir ce qu’on est passe au rang d’information de seconde zone. Vous perdez toute originalité. Difficile à croire tant les Français·es sont nombreux·ses mais être Français·e à Berlin ou à l’étranger reste une particularité et votre identité première. Le seul moment où l’on retrouve quelque peu ce feeling aussi spécial est en faisant la connaissance d’Allemand·es établi·es ici ou d’expats de manière générale. Elles et eux se retrouvent dans votre situation et s’ouvrent à la discussion. Ils et elles font des efforts pour venir vers vous, ce que vous avez fait pendant des années aussi, car ils et elles n’ont pas le choix. Pour autant, le rapport humain au quotidien, celui dans lequel vous avez baigné et les codes sociaux de politesse, second degré et savoir-vivre ne vous auront jamais vraiment quitté. Ils reviendront comme ils étaient enfouis pendant votre intermède berlinois.

On retrouve aussi ses ami·es d’autrefois, celles et ceux resté·es là pendant que vous partiez. Revenir en ne vous reposant que sur ça serait une erreur. Tout le monde a évolué. L’amitié est là, intacte, mais chacun a fait sa vie. Votre retour n’est en aucun cas annonciateur que la vie d’avant, celle de quand vous aviez 20 ans va reprendre. Pendant votre absence, personne ne vous a attendu.

La différence France-Allemagne se vit aussi dans le milieu professionnel où le rapport n’est pas le même, la mentalité de travail non plus. Vous aviez quelque peu oublié la rivalité malsaine et les médisances en ne travaillant plus avec des Français·es. Cette réadaptation fait partie de votre retour et votre attitude berlinoise au boulot, « locker » à souhait fera de vous un OVNI, tutoyant votre patron sans ménagement.

Un bon retour est donc avant tout une histoire de dosage. De dosage entre ses espérances et ses attentes. Un dosage entre ce qu’on laisse dans la ville que l’on quitte et ce que l’on prendra dans la ville qui nous accueille. Un juste dosage entre ce qui a été, ce qui est et ce qui sera. On n’abandonne pas tout pour se jeter ailleurs.

Berlin est une aventure qui se vit pleinement, longuement et éventuellement définitivement pour bon nombre de Français·es qui ne comprendront pas le sens de mon texte mais que je comprends réellement. Berlin est une identité que l’on prend avec soi et vers qui on est ramené·e presque naturellement par des hasards et des rencontres ici aussi. Que l’on n’abandonne pas et qui ne nous abandonne pas. Quitter Berlin n’est pas une hérésie ou une trahison. Rentrer en France n’est pas un retour en arrière ou la promesse d’une dépression. Rentrer en France peut être bénéfique et enrichissant. Comme dans toute décision de vie, un mariage, un enfant, il faut bien en prendre la mesure et en comprendre le moteur réel. Un bon retour s’accompagne aussi de chance, que l’on provoque ou non, de concours de circonstances heureux, cela fait partie du lot. Un bon retour doit pouvoir se faire avec l’aide de ceux qui sont sur place, si vous vous rendez dans un endroit où vous avez des proches. Être entouré·e n’est pas un luxe, être compris·e est encore plus important. Le soutien de celles et ceux qui sont resté·es d’où vous êtes parti·e aussi, qui malgré la peine vous ont compris·e et soutenu·e. C’est un tout et tout ne se passera pas idéalement si vous êtes trop seul·e.

En soi, je ne souhaite à personne de quitter Berlin. Je l’ai fait sans regret et le referai. Rester ou partir n’est pas une fatalité et vivre sans y penser est encore peut-être ce qui garantit les années berlinoises les plus heureuses de sa vie. À quiconque y penserait un jour, il est vital de se sentir à sa place, là où bon lui semble, et ne jamais perdre de vue que c’est l’enjeu principal de toute cette affaire. « Se sentir à sa place » a été l’expression que j’ai le plus prononcée depuis un an. Comme si enfin, je retrouvais ma place. Après 12 mois loin de mon ancienne vie, je me sens bien, entouré de personnes qui me comprennent instantanément et me ressemblent. Rient aux mêmes références de « la Cité de la peur » et aiment partager un apéro ensoleillé. Après 12 mois loin de Berlin, je vis une vie que je n’avais pas tout à fait planifié car rien ne se contrôle mais avec des expériences nouvelles et excitantes dont j’aurais été bien stupide de me priver et qui vous arriveront aussi nécessairement si vous franchissez le pas. Quitter Berlin pour revenir en France ou aller ailleurs doit être vécu comme un nouveau chapitre, pas une fin en soi, une nouvelle aventure qui vous procurera un nouvel élan bénéfique. Mais seulement si vous êtes mûr(e)

 

Il y a donc une vie après Berlin. Comprendre, après l’expatriation en général. Ni meilleure ni pire, juste différente, et elle a le mérite d’être celle que l’on peut choisir.