La presse – « Un collectif féministe contre le machisme hollywoodien »

©Action Movie, du collectif WIVES PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Elles sont trois artistes engagées, établies à Montréal et à Toronto. Ensemble, elles forment le collectif féministe WIVES. Dès ce soir à La Chapelle, ces trois artistes interdisciplinaires proposent Action Movie, une performance scénique qui déconstruit la façon avec laquelle les mégaproductions hollywoodiennes perpétuent les stéréotypes de genre et l’oppression des femmes. Leur objectif: offrir un regard différent.

Qui sont-elles?

Julia Thomas, originaire de Toronto, et Emma-Kate Guimond, une francophone d’Edmonton, se sont rencontrées alors qu’elles étudiaient à l’Université Concordia, il y a quelques années. Avec Aisha Sasha John, qui s’est jointe à eux il y a près d’un an, après avoir rencontré Julia dans un cours de danse, elles travaillent à proposer une relecture féministe des films d’action hollywoodiens. Quand on leur demande comment elles définissent leur art, une question qui les fait grincer des dents, elles hésitent entre la danse contemporaine et la performance interdisciplinaire. Dans le segment que La Presse a vu en répétition, il est en effet difficile de catégoriser clairement dans quel art elles s’inscrivent. Chose certaine, Action Movie a de quoi intriguer.

Contre le patriarcat

Féministes et revendicatrices, Julia Thomas, Emma-Kate Guimond et Aisha Sasha John ne se contentent pas de dénoncer le machisme des films d’action ou bien les valeurs de «notre société patriarcale», c’est-à-dire où la domination de l’homme, tel un père de famille, impose ses codes sur un ensemble. Dans Action Movie, elles proposent de créer sur scène, avec les moyens mis à leur disposition, un film d’action repensé du tout au tout, où des valeurs féministes priment. «Par définition, les films d’action hollywoodiens répliquent les valeurs patriarcales de la société. Pour nous, en tant que femmes, en tant qu’artistes, nous devions aborder ce thème en invitant le public à nous rejoindre dans une réflexion sur la place des femmes dans ces films et sur les mécanismes d’oppression qui y sont véhiculés», explique Aisha Sasha John.

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