5 séries à mater pendant Noël

C’est Noël, vous êtes rentré chez votre petite famille. Et sans être le pire des misanthropes, il faut admettre que vous préférez rester à l’intérieur de la maison, sous la couette tant qu’à choisir. Les allées verre glacées de votre banlieue pavillonnaire, les attaques visuelles que sont les décorations criardes des voisins… Très peu pour vous. Vous leurs préférez largement le plaisir des arômes de mandarines parfumant votre salon, le nettoyage matinal des débris du sapin (que votre chat, en bon félin, massacre tous les soirs), les restes de bûches à dévorer en scrèd sous le calfeutré de votre couette… De plus, il vous faut composer avec un risque d’implosion intestinale non négligeable suite à vos excès alimentaires; très mauvaise idée de mettre le museau dehors dans votre condition. Nous vous conseillons donc de privilégier les activités d’intérieures, comme le binging intensif. Vous nous rétorquerez que ça ne vous changera pas trop de vos activités habituelles, mais vous avez tort: nous parlons ici de binging à la maison, au chaud, votre chat sur les genoux, avec pour carburant les petits plats de maman (pas votre boite de nouilles industrielles), et potentiellement avec les commentaires hilarants de cette dernière. Quelques conseils ici:

The bitch in apartment 23:

Ce sitcom est notre bonne découverte de cette fin d’année. Si le scénario tient en trois lignes – June, Barbie des campagnes pleine de rêves et de valeurs bien comme il faut, débarque à New York et tombe sur une colloc timbrée -, les personnages sont assez recherchés et drôles pour véritablement tenir le spectateur. June est insupportable de bonnes intentions au point d’en devenir touchante, James Van Der Beek est à pleurer de rire dans son propre rôle, Chloé (que les fans de Jessica Jones reconnaîtront) est savoureuse dans tous les sens du terme. La série est légère, politiquement incorrecte, particulièrement marrante. Tout à fait l’esprit de Noël.

Sense8, A Christmas Special:

La saison 2 tardant à enfin arriver, les géniales Wachowski ont joué la carte de l’épisode de Noël pour faire patienter les fans. Si cet opus ne fait que très légèrement avancer l’intrigue, il est assez bien mené pour éviter toute longueur (et ce malgré les importantes séquences de fêtes). L’attrait de Sense8 est intact, au même titre que le plaisir de retrouver les 8 héros. Nous attendons mai avec impatience.

The OA:

Il parait que c’est LA série de la fin d’année, lancée à grand renfort d’excellent marketing par Netflix… Personnellement, nous ne comprenons toujours pas vraiment l’intérêt ce show – si ce n’est un final frappant de poésie. Peut-être y serez vous plus sensible:

Designated Survivor:

A tous les amoureux de la série 24, Designated Survivor est pour vous. Simplement résumé, Jack Bauer est devenu président malheureux des USA après qu’un avorton ait fait péter le Capitol. C’est très bien mené, plein de bons sentiments patriotes (avec la musique d’emphase qui va bien), quelques petites leçons de diplomaties… Et ne boudons pas le plaisir de retrouver les « son of a bitch » de Kiefer Sutherland.

Westworld:

Bon, si malgré tous les articles dithyrambiques sur le sujet vous êtes passé à côté, il est temps de vous remettre à la page. Westworld est LA série de l’année 2016, alliant excellence scénaristique et rebonds impromptus propres à HBO, réflexion de fond sur l’IA et la validité de la « conscience » humaine. Vous avez quelques jours; au boulot.

En bonus, si vous avez vraiment beaucoup de temps: 3% (série brésilienne assez prenante une fois passé son côté un peu cheap; sorte de survival game où se pose la question de la détermination d’une élite), Dick Gently (le début (assez génial du fait de l’incompréhension totale enrobant la série) ne tient pas ses promesses. Mais on ne s’embête pas), Hannibal (à voir, revoir, et re re voir. Jusqu’à ce que NBC se décide à lui accorder une quatrième saison), True Detective saison 1 (pareil, ça se revoit sans fin).