Point gastronomie allemande

Deux articles volés, comme d’habitude (non en vrai Alex a la grande gentillesse de nous laisser republier ses (hilarants) posts facebook), à notre germano-marseillais préféré : Alex.

Avant que le « Erdbeerzeit » ou le « Pfifferlingzeit » n’investissent le calendrier, nous revoilà dans le fameux « Spargelzeit« , si attendu et si chéri par les Berlinois et les Allemands en général.

En toute simplicité

L’allemand est pragmatique (fallait-il encore le préciser). L’année se divise en saisons et certains produits ne se consomment qu’à certains moments. Louable, très louable car la saisonnalité des produits est une chose importante quand on veut bien manger et limiter l’impact écologique. Cela permet de manger « lokal » qui plus est car on parle de produits que l’on cultive en Allemagne (chose RARE ndlr).

Quand on entre dans un « Zeit » de quelque chose, autant vous dire que vous verrez le produit phare à toutes les sauces jusqu’à overdose (là tu penses au « Kürbiszeit » de cet hiver oui). Les restaurants changent leurs cartes et mettent la Spargel à l’honneur depuis quelques jours. Il vaut mieux aimer ça ! (ndlr : vous êtes serveur·se ? Préparez-vous à recevoir des appels de client·es ultra motivé·es demandant si vous avez déjà mis les Spargel à la carte).

Les berlinois ont un attachement particulier pour l’asperge puisqu’on en produit de très bonnes et très fameuses du côté de Beelitz notamment.

Une bonne intégration et une bonne approche de la gastronomie allemande passera par l’asperge sachez-le. Alors goûtez, foncez ! Et posez-vous ensuite cette question très sérieuse posée par un journal berlinois il y a quelques jours : mais pourquoi mon pipi sent-il l’asperge ? (Question de fond s’il en est).

À noter que si le Français consomme son asperge (de taille moyenne) plutôt en vinaigrette ou en gratin, on servira la massive asperge allemande (plutôt blanche de préférence d’ailleurs) couverte de sauce hollandaise et en accompagnement d’une escalope non moins imposante. Dans d’autres régions, on sert ça avec du jambon fumé et des patates (dans le Nord), du jambon blanc (Westphalie) ou en salade (en Franconie).

Une bonne adaptation passe par là les ami(e)s et rien ne fera plus plaisir à votre meilleur·e ami·e allemand·e qu’un petit repas surprise improvisé autour de la Spargel ! Sachez-le ! Et ne vous fiez pas à la taille, c’est comme tout, ça fait peur au début mais au final, ce n’est que du plaisir.

crédit photo : Lidl of course !

Ceci est un pot de yaourt standard allemand. Son format est économique, sa texture est crémeuse et il permet notamment un déjeuner rapide et sain sur son lieu de travail (accompagné de fruits et de müsli) alors que les collègues français se tuent à réchauffer leurs pâtes de la veille et passent 1h30 à parler bouffe dans la cuisine commune, provoquant des nuisances sonores par leurs éclats de rire empêchant une vraie concentration (et qui les fera partir bien plus tard du bureau puisque le yaourt avalé devant son ordinateur en 20 minutes permettra un Feierabend à 17 heures).

Son prix est plus ou moins le même des deux côtés du Rhin. Le format gros pot est écolo et permet d’éviter la prolifération des petits pots en plastique vendus par 4 ou plus en France (que l’on retrouve aussi en Allemagne mais le format individuel est plus répandu. De là à dire que l’Allemand est individualiste en terme de bouffe, il n’y a qu’un pas).

Mais le gros pot ne permet pas quelque chose de fondamental, de vital, que tous les experts Lidl et Aldi ayant un jour planché sur ce projet n’ont pas pris en considération : il ne peut pas servir de mesure pour l’élaboration d’un gâteau au yaourt !!! Mais où est le sens pratique ? À quoi pensaient-ils ??? Pourquoi ne pas avoir pensé aux pauvres Français d’Allemagne contraints à devoir peser les ingrédients et tout foirer ??!

Pour rappel : 1 pot de yaourt, 2 pots de sucre, 3 pots de farine, 1/2 pot d’huile, 3 oeufs, 1 sachet de sucre vanillé, 1/2 sachet de levure chimique et le tour est joué.

Votre honneur sera alors sauf (et vous pourrez me dire merci) lorsque vous vous pointerez le jour de votre anniversaire au boulot et que TOUS vos collègues allemands vous regarderont déçus, se demandant pourquoi vous n’avez ramené aucun gâteau alors que votre anniversaire a été rappelé par newsletter interne le matin même. Violant ainsi une sacro-sainte tradition dans l’entreprise.
Tous ces petits ingrédients vous permettront d’en ramener un inratable le lendemain, prétextant au passage qu’en France, le gâteau se mangeait plutôt le lendemain (mytho = der Mythomane auf deutsch).