Le jour où j’ai arrêté de me laver les cheveux

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« Sujet sensible.

Je vous imagine déjà, un petit air de dégoût au visage, mi-intrigués, mi-écœurés, en train d’essayer de vous imaginer l’état de ma chevelure et de plaindre inconsciemment l’homme de ma vie.

Bon, je tiens à vous rassurer : mes cheveux sont propres, ils sentent bon et même mon chéri ne se lasse pas d’y passer la main. Ça vous va ?

Et si je vous explique mes motivations et ma démarche, on est toujours amis ?..

Vous n’en avez jamais eu assez, vous, de voir sans cesser vos cheveux regraisser à peine le premier shampoing réalisé ? De supporter ces racines toutes grassouillettes, luisantes à s’en rendre phosphorescentes dans l’obscurité ? Cette tignasse raplapla sitôt le lendemain arrivé et que vous tentez vainement de cacher derrière un élastique bien serré ou un gros bandeau sévèrement noué ? Et c’est sans compter les pointes ! Vous savez, ces foutues pointes qui n’en ont pas fini de sécher et de finir en branches de râteau, à force d’être raclées à grand renfort de shampoo-après-shampoo-baume-éclatant-coloration-béton-crème-à-défrisotter-huile-de-foie-de-morue-kératinée ?

Et bien moi, à un moment, j’ai dit STOP.

J’en ai eu assez. Assez de claquer de l’argent dans des produits qui semblaient faire plus de mal à mes cheveux que de bien. Assez de passer une heure dans la salle-de-bain sitôt la séance de sport écoulée. Assez de ne pas aller à la piscine parce que je ne savais que trop dans quel état serait mon scalp à la sortie d’un bain prolongé dans l’eau chlorée. Assez de griller sèche-cheveux sur sèche-cheveux. Assez de me les peler quand le dernier décida de rendre son âme à Dieu (mauvaise idée quand le chauffage de l’appart peine à lutter contrer les -10°C dehors). Bref, tout simplement assez d’allouer autant de temps et d’argent à une partie de mon corps d’une importance, somme toute, non vitale, et d’utiliser des produits ni bons pour ma santé, ni pour la planète.

Alors, un jour, j’ai décidé de tout arrêter.

Et vous savez quoi ?

Ça a l’air de marcher. (…) »

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