La poste à Berlin

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La poste ! Die Post !

Vivre à Berlin, c’est découvrir les services incroyables de la poste allemande (post tout en second degré et plein de clichés, oui mais c’est ça qui est drôle) :

– C’est chercher un bureau de poste sans relâche, chercher le signe jaune qui vous permettra d’envoyer votre carte postale à tata Simone… Et finir dans un Späti car il n’y a quasiment plus qu’eux qui font le relais.

– C’est ne rien comprendre entre la deutsche Post et DHL. Qui est responsable des lettres, des paquets ? Qui vous a perdu votre achat fait sur internet ? Curieusement, ce ne sera personne dans ce cas. Si le postier vous répond, ce sera forcément de la faute de ces sous-traitants qui ne parlent même pas allemand. En fait c’est le même groupe mais ils aiment bien se taper dessus quand même.

– C’est faire la connaissance de votre postier jaune (oui y’en a des verts aussi, de PIN AG, au moins c’est dit dans leur nom) enfin pas tout à fait. Il vous laissera surtout des petits mots dans la boîte comme quoi vous étiez pas là au moment de son passage alors qu’il n’a même pas sonné … Une fois descendu·e si jamais vous souhaitez l’intercepter, il aura disparu. Flasche Gordon.

– C’est découvrir un paquet qui ne rentre théoriquement pas dans votre boîte mais qui est quand même enfoncé dans votre boîte. Adieu joli poster.

– C’est comprendre que la lettre se paye à la taille en Allemagne et non au poids comme en France.

– C’est ne pas pouvoir demander des comptes lorsque votre postier ne vous a pas trouvé·e et renvoyé votre colis au pays, alors que votre nom est là sur la sonnette, ou que votre boutique donne carrément sur la rue. Avec ça, se faire engueuler parce qu’on pose la question.

– C’est avoir vos premiers échanges en allemand par interphone tous les jours car vous êtes les seul·e·s de votre immeuble chez vous et là pour ouvrir la porte (glandeurs !). Ça se résume principalement à « Ja ? – Die Post! – Ja! – bzzzz  » (bruit de la porte qui s’ouvre).

– C’est peut-être recevoir un courrier deux mois trop tard… car il aura été déposé dans la cage d’escaliers d’à côté et que personne n’aura fait l’effort de le déplacer.

C’est en arriver à hésiter à vous faire livrer chez vous de peur à avoir à faire le tour du quartier à la recherche du Späti qui a votre paquet.

– C’est découvrir sur votre courrier que votre bâtiment était fermé au moment du passage et que le postier n’a donc pas pu entrer. En Allemagne, le postier ne possède pas de clé de l’immeuble pour atteindre vos boîtes.

– La poste allemande ce sont aussi des vélos hyper bien équipés, à petites roulettes pour stationner sans perdre de temps et avec lesquels les postiers allemands affronteront la neige quoiqu’il arrive !

– C’est aussi comprendre que quand on sous-traite et qu’on sous-paye, on a le service qu’on mérite. Enfin bon nous on y peut rien mais on se fera engueuler quand même par le Berliner !

Okay tout ça sent le réglement de compte avec DHL et la poste allemande je vous l’accorde. Mais ce sont aussi dix ans d’expérience vécues. Tout part à vau-l’eau (je parie que vous saviez pas que ça s’écrivait comme ça) ma bonne dame !
OUI il y a aussi de gentils postiers très pro, je le dis avant qu’on me le balance. Merci d’indiquer ses coordonnées en commentaire.

Crédit photo : notes of berlin

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