Ghost In The Shell, Fullmetal Alchemist & Les Animaux Fantastiques : le retour de la magie au cinéma

Suite aux trois bonnes nouvelles cinématographiques de cette semaine, il est juste d’assumer que la magie est enfin de retour sur nos écrans.

Ghost In The Shell, renouveau gagnant ?

Tout d’abord, nous ne pouvons oblitérer la première bande-annonce du très attendu remake de Ghost In The Shell, avec reine Scarlett en Major Kusanagi. Vous dire que nous sommes autant surexcitées que terrifiées face au résultat tient de l’euphémisme extrême (et la polémique du « whitewashing » n’y fera rien : tout d’abord parce que nous entretenons une obsession déplacée pour l’excellente Scarlett Johansson, et ensuite parce qu’avant de légitimement brailler à la « blanchisation » de ses héroïnes, il faudrait déjà que l’univers des mangas dessine ces dernières sur des modèles autres qu’euro-centrés), le Ghost In The Shell original restant le premier choc cinématographique de notre jeunesse (avec The Matrix et Die Hard). Tout étudiant en philosophie dont les majeures sont le doute, la mise en question du réel et l’ontologie appliquée à l’intelligence artificielle se doit de se plonger au cœur de ce bijou de magie techno-existentielle. Voilà.

Du côté de la poudre de perlimpinpin, rien à redire : la bande-annonce est simplement sublime ; elle l’est tout particulièrement lorsqu’elle colle au script (la première scène de plongeon… *mind blown*). Mais notre inquiétude s’arrime surtout aux moments où le film fait preuve d’autonomie face à son modèle d’origine : la corde narrative larmoyante et foireuse du passé humain de Kusanagi, la Section 9 comme ennemi complotiste, le Puppet Master en super whistleblower, la reprise sacrilège d’Enjoy The Silence… Mais bon, qui vivra – si nous survivons à la fin de 2016 – verra :

 

Fullmetal Alchemist, un potentiel incroyable :

En parlant de magie, arriva également cette semaine la surprise Fullmetal Alchemist. Annoncé en mai dernier, le remake du manga/anime culte – ayant bercé beaucoup de nos soirées d’enfant – ne nous réjouissait que peu, au vu de la qualité déplorable que ce type de reprises enjoint généralement. Mais exception à la règle, Fullmetal Alchemist s’offre un premier teaser qui donne des frissons. Réalisé en live action, récréant ici quelques scènes bien connues de la série présentant Al et Edward, le teaser est trop court pour en montrer assez, mais assez impressionnant pour nous faire trépigner d’impatience (et en prime, pas de « whitewashing » ici). Encore une fois, qui vivra verra :

 

Les Animaux Fantastiques, fantastique surprise :

Et comme jamais deux sans trois, le nouvel Harry Potter – empreint de tonalités Steampunk et présentant certains de nos acteurs chéris (Colin Farrell et Eddie Redmayne dans des rôles sur mesure : le manipulateur torturé d’un côté et le weirdo sublime de l’autre) – a débarqué aujourd’hui sur nos écrans (normal, Voldemort est arrivé à la Maison Blanche nous direz-vous).

Nous y avons galopé, histoire de nous perdre à nouveau dans cet univers féerique et d’oublier pour quelques heures la morosité du réel. Figurez-vous que la surprise fut de taille : si le film pâtit de quelques longueurs, illogismes et personnages peu utiles (féminin majoritairement), le pari est dans sa globalité remporté. Impossible de ne pas rire aux espiègleries du Niffleur, de ne pas s’emballer au rythme de cette chasse aux animaux fantastiques digne de Pokémon Go, de ne pas s’énamourer du personnage principal – Asperger confondant de gaucherie et de sensibilité – et de son ami Moldu – outsider émerveillé par la découverte d’un monde dont il ne lui restera qu’un vaporeux souvenir et un béat sourire -. Outre cette fraîcheur bienvenue, la trame de fond faisant écho à notre réalité sociétale (des sorciers américains prônant une politique repliée et xénophobe) prépare parfaitement une suite plus sombre, pleine de réponses quant à l’Histoire du monde de J. K. Rowling et qui présentera sûrement le combat dantesque entre Dumbledore et son ex-amant fasciste Grindelvald (nous ne vous spoilerons pas l’identité de l’acteur qui l’incarne). Bref, courrez-y !