Brain – « Itv Blanche Gardin »

Comédienne et humoriste découverte avec le Jamel Comedy Club, Blanche Gardin a par la suite assis sa réputation de fille «à part» et tragiquement drôle avec la série WorkinGirls. Après son premier stand-up ovationné, Il faut que je vous parle, elle revient cette année avec Je parle toute seule. Au programme : des rires, beaucoup, et de la gêne. Elle ne s’interdit rien : caca, inceste, terrorisme, maltraitance envers les animaux, aversion pour les réseaux sociaux. On rit mais on réfléchit aussi. Rencontre avec une drôle de dame.

Il y a trois axes principaux dans ton spectacle : le sexe, la mort et le caca. Je voulais savoir lequel t’inspire le plus ?
Blanche Gardin : J’adore le caca, j’ai une passion pour le fait de déféquer. Bon j’aime faire l’amour aussi, tout comme j’aime penser à la mort. Je ne pourrais pas choisir. Tout ça se rejoint. (Rires)

Tu dis que tu as peur de la «non-mort» dans ton spectacle. Mais qu’est-ce qui t’angoisse le plus au fond : la mort, la vie, l’absence de mort prônée par les transhumanistes ?
Ce qui m’angoisse le plus, c’est qu’on soit de plus en plus angoissés par le vide, le néant, la mort. On vit dans une civilisation, une culture où on est beaucoup moins dans une vision religieuse de la vie, on a supprimé la vie après la mort. On est confronté au fait qu’il n’y ait rien après. C’est allié à l’angoisse grandissante du vide, on a sans cesse besoin de combler ce vide. On fait sans arrêt cinq choses à la fois. On «sur-occupe» le vide avec des actions qui n’en sont même pas. On a juste besoin d’être occupés par des choses. Je trouve cela très angoissant.

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